Objet : Cadre d’exercice de la Gestion de Patrimoine

 

Contexte actuel de la Gestion de Patrimoine :

Selon certains, la Finance est une des causes de nos malheurs, une répression financière doit donc se mettre en œuvre… C’est ce que nous comprenons.

=> Un cadre normatif croissant : Tracfin, LME, ORIAS, CIF…

=> Une pression fiscale forte pour corriger le déficit budgétaire et réduire l’endettement « faire payer les riches »…(1)

Ces tendances se développent dans un contexte de taux nominaux qui tendent vers 0 et d’un surendettement qui n’est plus accepté sur le plan international.

Jusqu’à présent les taux d’intérêts étaient réels et la fiscalité acceptable *(2).

Nos métiers doivent donc évoluer en réponse aux dispositions que semble prendre l’Etat et les institutions financières internationales pour tenter de juguler le surendettement et ses diverses conséquences.

 En effet, l’Etat traditionnellement, s’appuie pour corriger l’endettement sur 5 leviers principaux :

- La croissance…

- Le défaut ou la restructuration de la dette (l’Argentine et Lehmann Brothers)

- La pression fiscale

- L’inflation (2 % en moyenne  accepté par la BCE, et 3 % par la Federal Reserve)

- L’orientation fiscale et règlementaire vers des emprunts d’états avec des taux nominaux qui tendent vers 0 (Bâle 3 et Solvency 2 en sont un exemple) et probablement à venir des incitations d’investissement en ce sens via une fiscalité préférentielle…

 Le métier de gestionnaire de patrimoine doit donc être de plus en plus transversal et le conseil sera de plus en plus nécessaire.

La digitalisation ne sera qu’un levier de productivité.

La combinaison de la gestion d’actifs, des techniques de prévoyance et d’optimisation des droits futurs comme la retraite sera la règle.

Les pistes suivantes sont donc à privilégier dans notre quotidien :

- Limiter les revenus apparents et ne dégager que ceux propres à ses besoins immédiats ;

- Opter pour la capitalisation (dont assurance-vie et SCPI) ;

- Rechercher l’optimum en matière de retraite en combinant PERP, loi Madelin et Epargne Salariale surtout en fin d’année !! ;

- Gérer des déficits fonciers reportables ;

- Revisiter les structures IR ou profit des structures IS ;

- Acquérir en démembrement de propriété, en LMNP, LMP ;

- Souscrire des contrats de prévoyance (externaliser les risques) ;

- Emprunter (combinaison actuelle du taux bas, et d’inflation prévisionnelle) ;

- Acquérir des actions de rendement ;

- Privilégier une gestion flexible, de conviction et non « benchmarkée »…

- Diminuer l’ISF (investir en NP) ;

- Cession d’UF temporaire.

 Comme les rendements obligataires tendent vers 0 (hors fiscalité et hors ISF), 

un épargnant content demain, sera un épargnant à qui l’on restituera son capital avec un pouvoir d’achat équivalent…

Notre challenge sera d’amener nos interlocuteurs à modifier leurs attentes : ce n’est pas le rendement qu’il faudra rechercher mais surtout le sens donné à l’investissement, la gestion du risque, et la sécurité financière.

(1)    La dette publique :

2015 : La dette publique de la zone euro : 100 % du PIB + coût du vieillissement de la population (Maastricht estimant que 60 % était supportable)

  • Quelle cohérence avec les revenus futurs ?

  • La sortie de cette dette se fait :

    • Croissance

    • Inflation

(2)    Les taux d’intérêts sans risque tournent autour de 1 %.