Savoir Investir dans les actions

Robert Schiller, Prix Nobel d’économie en 2013, a développé le thème du « Herding » (effet de foule) en analysant les corrélations entre la performance boursière et les avis « éclairés » des spécialistes : souvent positifs en phase de hausse et négatifs en phase de baisse… 

Termes techniques qui, traduits de façon compréhensible, mettent en avant le caractère moutonnier de l’investisseur. 

Par exemple : entre 2008 et 2010 les bourses ont chuté et les épargnants ont pris peur, or depuis 2010 la hausse a largement dépassé la baisse et les investissements ont peu repris... 

Pourquoi sommes-nous moutonniers ?

- Nous ne nous intéressons qu’à ce qui protège nos valeurs et nos croyances ; se remettre en question est une humilité difficile

- Le ressenti immédiat est plus fort qu’une analyse réfléchie sur le long terme

- Beaucoup se croient experts en tout, et moins on en connait sur un sujet plus on est affirmatif

- Savoir déléguer est un art complexe

Investir sur les marchés actions, c’est se projeter dans un temps long et profiter des phases de baisse pour investir .

Sortons donc un peu, pour certains, du pessimisme ambiant pour prendre de la hauteur:

A long terme, l’investisseur qui saura ne pas investir quand les marchés sont élevés et investir dans les  moments de crise se donnera statistiquement l’opportunité de réussir son investissement en actions.

Oubliez le court terme et pensez long terme : les marchés actions sont une succession d’excès à la hausse et à la baisse. L’investisseur de long terme devra saisir les périodes de stress pour investir et se positionner sur des marchés dépressifs. 

Soyez contrariant et suivez l’adage traditionnel : vendre au son du clairon, acheter au son du canon… 

Il faut accepter de déléguer et d’être rationnel :

- Soit vous confiez votre portefeuille titres à un gérant dont c’est son métier

Ou/et :

- Soit vous investissez dans des conventions de gestion pilotée ou non qui souvent ont l’avantage, outre de refléter vos vrais objectifs, de vous faire bénéficier de garantie plancher en cas de décès. 

Si, en plus, vous êtes dans un cadre assurance vie, ou contrat de capitalisation ou SCP vous bénéficierez d’un cadre fiscal optimisé.